05 août 2006

Seconde création et non des moindres, Woyzeck de Georg Büchner, dans une nouvelle traduction de Sylvain Delétang, et dont le montage incluait des poèmes érotiques de Georges Bataille. Deux ans de travail pour six représentations... C'est aussi ça le théâtre subventionné en France, des budgets confortables mais sans aucun souci de la fonction première du théâtre, à savoir que les oeuvres sont jouées pour qu'un plus grand nombre les voie.
Oeuvre centrée sur le martyre d'un individu dont les prolongements avec l'univers concentrationnaire s'imposaient afin de donner une force contemporaine à la représentation de la violence. Le déploiement d'une immense toile peinte à la moitié du spectacle, représentant l'entrée du camp d'Auschwitz I me valut un déni des intellectuels et des metteurs en scène.
Mais j'affirme que la métaphore n'est pas possible concernant cet épisode de l'histoire, je voulais tenter de poétiser l'horreur en faisant de ce symbole du mal un support esthétique.
Si je créais Woyzeck à nouveau, nul doute que plus aucun signe visible des camps n'y apparaitrait, mais à ce moment de mon existence, c'était vital.





1 Gerçures

At 25/8/06 22:55, Anonymous Anonyme s'est permis d'écrire...

On apprend pleins de trucs sur l'après, génial ce blog!

 

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