Le Misanthrope est il nécessaire?
Pas pour tout le monde, puisque c'est ce qui m'a été écrit par le premier interlocuteur dont je vous parlais la semaine dernière. Il ne juge donc pas "nécessaire d'accueillir Le Misanthrope la saison prochaine", car ils ne souhaitent accueillir que des projets "indispensables"...Soit, je comprends qu'il soit plus nécessire d'accueillir la reprise d'une mise en scène d'un auteur/metteur en scène mort ignoré de son vivant et à qui on compte ainsi rendre hommage...
Je sais ce qui me reste à faire pour que mes spectacles soient joués...
En tout cas je comprends, et je suis sincère, que mon spectacle ne soit pas indispensable pour les autres, mais comme il l'est pour moi, à un moment donné cela va poser des problèmes.
Hier, autre théâtre, autre rendez-vous... Toujours très sympathique (c'est déjà ça). Nouveau problème : N'est-ce pas un cadeau empoisonné que d'accueillir dans une grande salle de tradition bourgeoise la mise en scène de Maître... A suivre...
Toujours est-il que tous ces interlocuteurs ont promis de venir voir Shopping and fucking et que le véritable tournant est peut-être en Mars?
L'avenir le dira... En tout cas je continue à aller parler du Misanthrope dussé-je le faire pour rien.
Ainsi va la vie dans l'institution théâtrale.

8 Gerçures
AAAAAaaaaaaahhhhhhrrrrrrrggggggg! C'est relou, j'espère que le mois de mars sera un tournant, j'en ai marre de tout ça, de cette institution théâtrale qui ne prend AUCUN risque, pour la plupart.
Merci Maître de prendre des risques, que nous n'avons pas l'impression de prendre, qui n'en sont pas quoi, en tous cas pas pour les autres.
Bon, allez, on se calme... faisons déjà en sorte d'être contents de ce que l'on montrera en mars. A ce sujet nous avons encore (un peu) de travail...
Le disciple Spelconi a raison: la notion de risque est finalement très relative... Vos interlocuteurs cherchent à évaluer le risque qu'ils prennent à vous programmer dans leur saison, souvent - trop - à votre désavantage. Sans vouloir trop m'avancer sur ce point, il est probable que vos collaborateurs et disciples n'aient pas du tout l'impression de prendre un risque en travaillant à vos côtés, bien au contraire: peut-être même que certains d'entre eux estiment prendre un risque quand ils ne travaillent PAS avec vous, mais avec certains autres... si vous voyez ce que je veux dire... Alors, je ne saurais vous dire que CONFIANCE: nous les convaincrons un par un. A chaque création de votre part, ce sera un, deux ou trois nouveaux convaincus... Quant au cas de Raymond L., je pense qu'il ne faut plus du tout le tenir au courant de rien du tout... Raymond L. n'a que le pouvoir que l'on veut bien lui donner. Je trouve flagrant - comme le nez au milieu de la figure - que Raymond L. ne vous programmera que lorsque de NOMBREUSES autres institutions auront misé sur vous... et encore je n'en suis pas certain. Raymond L. ne vous programmera probablement jamais. Alors arrêtez de lui témoigner votre générosité en accroissant son pouvoir à chaque fois que vous passez la porte de son bureau. Il s'est vu proposer deux, trois, quatre textes extrêmement différents: rien ne l'intéresse... C'est tout simplement que VOUS - Maitre - ne l'intéressez pas, malgré ce qu'il peut vous laisser entendre. Pardonnez la brutalité de cette constatation. Je dis: qu'à cela ne tienne, il vous aurait aidé, certes, mais vous y arriverez tout aussi bien sans lui (je sais qu'à la lecture de cette dernière ligne, vous soupirez. Nous en reparlerons dans cinq ans au grand maximum).
Quant à la salle de tradition bourgeoise... Un peu de simplicité, que diable.... Si cela s'avérait conluant, CONCLUEZ! Ou alors, assumez vos envies de ne pas se corrompre sous les projecteurs du théâtre de tradition bourgeoise, et emmenez vos collaborateurs, une bonne fois pour toute, à Pernand-Vergelesses pour bâtir de vos propres mains et avec l'aide des leurs, un théâtre - je parle ici, bien évidemment, du bâtiment. D'autres l'ont fait. L'éternité les a reconnus. Et encore on les a rappelé pour diriger les plus grosses institutions théâtrales de France. J'ai dit. Vos collaborateurs vous suivent, croient en vous, vous suivront au théâtre bourgeois, vous suivront à Pernand-Vergelesses. N'est-ce pas le signe que tout ceci n'a pas grande importance, finalement? J'ai dit.
Cher F. quelle passion...
Je ne me suis pas bien fait comprendre quant au théâtre bourgeois... C'est eux qui pensent que c'est un cadeau empoisonné, pas moi... bein au contraire, c'est la confrontation avec ce public qui m'intéresse.
Quant à Raymond j'ai tiré les mêmes conclusions que vous, puisque je lui ai déjà proposé un texte fin 19ème, un texte contemporain de l'auteur qu'ils présentent deux fois cette saison et un classique... Oui il n'aime pas mon travail, mais maintenant c'est clair.
Mais mes amis profitons de cette belle saison,nous avons tant à faire et à prouver, nous avons tant à construire ensemble... Il nous reste un sursis d'un an, que demander de plus?
Vive la République, vive la France.
Et vu la première mi-temps d'hier soir, on peut dire que la saison commence plutot bien...
C'est vrai que le Misanthrope c'est un peu la ligue des Champions... difficile de passer les quarts de finale...
Mais cette année tout est permis !
C'est où Pernand-Vergelesses ? J'ai déjà les sacs de ciment, Maître.
Pour Pernand-Vergelesse, étudiez la vie de Jacques Copeau
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