O mon blog, entends le chant des matelots...
Je rentre de mon premier rendez-vous de la saison (très sympathique) qui me donne à penser que ce n'est définitivement pas demain et donc aujourd'hui que j'obtiendrais un soutien franc d'une institution importante. Et c'est normal...
Je rencontrais le directeur de la programmation et je vais maintenant solliciter le directeur car il souhaite avoir des compagnies locales en résidence.
Etant moi-même à la recherche d'une résidence, c'est à dire d'un théâtre partenaire qui m'offre des conditions de création convenables en contrepartie d'un projet artistique ambitieux pour toucher les habitants de la commune concernée et développer toutes sortes de petites formes et ateliers pour les sensibiliser à l'art théâtral.
D'ailleurs j'apprends aujourd'hui que la résidence pour laquelle j'ai demandé un rendez-vous (sans réponse... je vais me le payer bientôt) vient certainement d'être accordée à un jeune metteur en scène demeurant à Paris... ce qui est proprement scandaleux et qui me donne une fois de plus envie de raccrocher mes gants de boxe...
Autre fâcherie (amusée)... Est paru aujourd'hui Le Petit b. un journal gratuit qui dresse l'état de la saison théâtrale à venir... une petite phrase très délicate me concernant dans un article évoquant les émergences (quel horrible mot) : "Tant qu'à sombrer dans la morne énumération, on n'oubliera pas "Maitre" avec Shopping and fucking en Mars aux Ateliers". Merci pour tous ces égards. Suit une consternante double page réunissant cinq jeunes metteurs en scène dans le vent et qui débattent du rôle du théâtre. Evidemment je n'y étais pas invité, je n'ai définitivement pas les bons amis, mais y figurent un metteur en scène sympa, mais qui n'a pas de création cette année, un old looser en quête de repentir, une metteur en scène qui dit: "Pour moi le théâtre ne transmet pas de message", ça c'est sûr que quand on voit les spectacles que tu fais..., un bon gars qui a les bons amis et une amis comédienne qui vient de faire sa première mise en scène...
Bref, finalement je préfère ne pas avoir été invité, dussé -je en souffrir dans mon ego quelques minutes (déjà passées), car franchement parler entre un fou des armes et une conteuse insignifiante, c'est une perte de temps.
Je préfère mon blog qui m'offre un espace de parole non retouchée et plus vraie... et moins lue... mais forcément par des gens biens...
Vous l'aurez compris, le combat de David contre Goliath est loin d'être terminé... Je regrette parfois d'avoir des idéaux et des idées à défendre et à partager, cela a l'air tellement plus simple de réussir quand on n'a rien à dire...

8 Gerçures
CouRAGE mon ami, tu as déjà l'équipe, inchangée depuis ... toujours. Un jour viendra! j'en suis sûr.
Quant aux autre théâtreux qui se "moussent" ensemble (je n'ai pas lu l'article), on s'en fout, nous aussi on peut se "mousser", entre nous pour le moment.
RAGE
Mon petit,
il ne faut pas t'étonner que personne ne t'aime, quelle idée quand on est hétérosexuel de faire une pièce sur les dérives sodomites d'une société décadente qui n'aime pas nos frères orangs-outans, injustement oubliés dans le Roi Lion.
Dès mai 2007, je m'engage à rétablir le bâgne pour tous les théâtreux qui gagnent leurs subventions avec leur cu-pidité.
Et c'est promis, je te réserve une résidence à Chasseneuil du Poitou.
Merci Ségolène,
C'est parce que comme vous, je suis contre le communautarisme...
ah non,pas vous?
Quant à Chasseneuil, cela me rendra ma jeunesse...
En tant qu'ami fidèle et fidèle collaborateur, je me dois de tirer la sonnette d'alarme : à la lecture de posts comme celui-ci, les lecteurs qui ne te connaissent pas peuvent te prendre pour un jeune metteur en scène pathetiquement aigri...
Je t'entends d'ici : "les lecteurs qui me connaissent pas, y'en a pas" : et bien si, puisqu'il y a un lien sur mon blog et que celui ci, c'est bien connu, est lu par des millions d'internautes chaque jour (ce qui n'est pas surprenant vu l'interêt incontestable de celui-ci et ses mises à jour extremement régulières ces temps-ci)
J'adhère
Je suis peut-être pathétiquement aigri, mais je ne crois pas car je n'ai aucune raison de l'être... Non, ce qui m'agace c'est que l'on donne la parole à des gens qui font semblant de penser au théâtre.
J'évoque ici les deux précédemment cités et non les trois autres pour qui j'ai (encore) du respect.
En même temps on est en train de donner trop d'importance à ce journal qui rappelons le avait écrit lors de Roberto Zucco : 3Ouvrez les fenêtres, ça sent la vieille chaussette". Le grand journaliste qui avait écrit ça est malheureusement parti et je pensais que sa remplaçante serait plus lucide... Eh bien non!
Encore une fois, je ne saurais être aigri, je suis en colère, c'est différent.
Un homme aigri est un homme morne et abattu, tandis qu'un homme en colère est un homme créatif et vigoureux...
Bon ben ça va alors
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