27 octobre 2006

Le coup du jarret (Première partie)

C'est donc la panse lourde et le disque dur saturé que je tente de rester assis devant mon ordinateur. J'ai dû défaire mon pantalon afin de ne pas mourir d'apoplexie intestinale et me voici, revenu d'entre les porcs , cherchant à donnerun aperçu de mon séjour à Strasbourg dans l'un des plus beaux outils du théâtre français.
Je passerais sur les péripéties d'A.A. et de moi-même, pourtant savoureuses. Non, je ne passerais pas dessus. Bref, en bon RMIste cachectique et chevelu j'ai squatté le canapé de mon camarade, qui avait eu la bonne idéee de louer un appartement avec les défraiements de l'Unité Pommade. Ces défraiements me permettront d'acheter des habits chauds pour l'hiver ainsi que des légumes pour ma soupe...
Un chaleureux duplex en mezzanine à deux pas de la cathédrale gothique flamboyante nous attendait, et nous, tout excités à l'idée d'apprendre enfin des choses via l'Unité Pommade nous sommes jetés sur la première choucroute venu et ce fameux Pinot noir hallucinogène que je ne recommande à personne. C'était sans savoir qu'une nuit blanche nous attendait, meurtris dans notre digestion à cause d'une boîte de nuit située sous nos fenêtres...
A.A., psychopathe social à tendance justiciaire après de vives discussions avec les videurs puis le patron,obtint que ces gorilles dans la brume, cadrillent la rue en poussant d'imposants "chut" pour faire taire les noctambules sous psychotropes. Et ceci pendant quinze jours... Nous fûmes également invités à boire un verre dans l'espace VIP en qualité de "voisins" et force fut pour nous de constater que ce lieu dévoué aux 15-22 ans était pathétiquement pitoyable et qu'il était en notre pouvoir d'obtenir leur fermeture. A.A. prit de pitié irréversible proposa même de payer son verre...
Un capital de sommeil déficiant ajouté à des substances gastronomiques hautement pathogènes, nous étions fin prêt à découvrir le monde (vraiment) merveilleux de la machinerie à l'ancienne grâce à Gérard R. spécialiste des vols en tous genres (obliques, combinés, etc...) qui nous a initié aux calculs de charges et de contre-poids, aux "moufles" et autres "mère de familles"... Il était Monsieur machinerie auprès de Patrice C. lors de ses plus grands spectacles (Peer gynt, hamlet, Les Paravents...) et son admiration pour ce grand homme n'a pas faibli. Autre époque, autres moeurs... Une nostalgie qui fait chaud au coeur.
"On est d'accord?" sera la phrase récurrente qui bercera nos trois jours consacrés à l'apprentissage de l'écroulement de toiles, du lâcher de toiles, du rattrapage de lâcher de toiles et autres techniques centenaires en voie de disparition mais que je compte bien faire revivre un jour ou l'autre.
On est d'accord...

1 Gerçures

At 31/10/06 21:30, Anonymous Anonyme s'est permis d'écrire...

à quand la suite ?

 

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