07 août 2006

Voilà pourquoi (entre autres raisons) je monte Le Misanthrope


Depuis Auschwitz, j'avais peur de perdre la mémoire. Perdre la mémoire c'est se perdre soi-même, c'est n'être plus soi.
J'ai appris le Misanthrope par coeur, un fragment chaque soir que je me répétais à l'appel du lendemain matin. Bientôt j'ai su toute la pièce qui durait presque tout l'appel.
Et jusqu'au départ j'ai gardé la brochure dans ma gorge."
Charlotte Delbo
Auschwitz et après